12ème édition du Salon
9 & 10 avril 2019
Palais des Congrès de Paris
        
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Le Salon des Acteurs & des Solutions
de l'Économie Durable


De quoi l’ESG est-il le nom ?

Je fais partie de cette génération qui a eu la chance de commencer sa carrière dans l’univers financier en… 2007. Ruse de l’histoire : MM. Sarkozy et Borloo mijotaient, en début de mandat, le Grenelle de l’environnement sur les braises de Lehman Brothers.

Avec l’énergie et la candeur de la jeunesse, j’aidais mon patron d’alors à créer l’une des, sinon la première direction du Développement Durable d’une société de Private Equity en France. L’accueil général nous prouva que nous étions sur la bonne voie : méfiance, incompréhension, indifférence, et parfois jusqu’à l’animosité.

12 ans plus tard, c’est à un miracle que nous avons assisté : toutes les classes d’actifs et de nombreux acteurs financiers intègrent désormais l’ESG dans leurs pratiques et - nous sommes bien placés pour le savoir - dans la plupart des cas, c’est vrai !

12 ans plus tard, la faillite boursière du géant américain PG&E après les incendies qui ont ravagé la Californie fin 2018 nous le rappelle : les risques extra-financiers sont bien devenus nos nouveaux subprimes.

Miracle car, dans l’univers du Private Equity, l’ESG s’est, à l’époque, constitué en dépit d’une réglementation très légère, et grâce à l’anticipation de certains de ses acteurs,  d’abord comme une défense immunitaire.

Les motifs d’intégration de l’ESG sont en fait nombreux et solides : compliance, attraction et rétention des investisseurs, gestion des risques, efficacité opérationnelle, marque employeur…

Conscient de ces changements, et de la position de good cop, parfois doublée de celle de caution qu’il était possible qu’on nous fasse jouer, nous avons fondé SIRSA il y a 4 ans, convaincu, comme Garrett Hardin dans La tragédie des communs (1972), que certains problèmes n’ont pas de solution technologique : l’escalade à l’armement nucléaire, la croissance démographique, et j’en ajoute un troisième, parmi tant d’autres : la pérennité du système capitaliste actuel.

Si la solution n’est pas technologique, de quel ordre est-elle ?

Peut-être déjà de l’ordre symbolique : celui des mots qu’on use.

L’Investissement Socialement Responsable et la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise se sont récemment réduits, dans l’univers financier, à trois lettres seules : « ESG ».

Victor Hugo disait : Tout ce qui augmente la liberté, augmente la responsabilité.

Il en va de même du pouvoir. Alors pourquoi ne pas les endosser ensemble et le dire ?

 

Yannick Grandjean,

Président de SIRSA, cabinet de conseil en Responsabilité et Durabilité de l’Entreprise

 

* ESG : environnement, social, gouvernance

 

« Connaître SIRSA, éditeur de Reporting 21 »

Posté le 29/03/2019
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